Interviews

7 questions à… Thomas DUTRONC

LR : Quelle place tient la littérature dans ta vie ?

TD : Je lis beaucoup. De bons livres, d’excellents livres, de moins bons, de biens fabriqués, de biens ficelés, des vieux, des inconnus… De tout en somme… C’est une drogue nécessaire à ma relaxation mentale du soir: je ne peux dormir sans lire un peu avant ! En tournée ça m’est arrivé deux ou trois fois d’oublier d’amener mon livre avec moi ; une fois seul dans ma chambre d’hôtel je faisais tout pour trouver de la lecture, comme un drogué j’étais surexcité, j’avais besoin de ma dose ! Au mieux j’arrivais à mettre la main sur une bible et là, en tout cas, le seigneur était mon sauveur !

LR : Quel est ton premier et ton dernier coup de cœur littéraire ?

TD : Mon premier coup de cœur a été pour Le Petit Prince, j’imagine que je ne suis pas le seul.

Mon dernier a été Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture de Woody Allen. C’est vraiment hilarant ! Ses livres sont toujours bons et drôles mais celui-là m’a semblé meilleur et m’a fait éclater de rire à de nombreuses reprises !

LR : Affectionnes-tu la littérature étrangère ? Si oui, quelles sont tes références et préférences ?

TD : La littérature contemporaine que je lis est essentiellement étrangère. Je suis un immense fan d’Arto Paasilinna par exemple. Un immense fan de certains livres d’Hermann Hesse comme Narcisse et Goldmund, ou Martin Eden de Jack London. Je consomme également beaucoup de littérature plus commune comme celle de Robin Hobb ou des romans policiers de Mankell ou Connelly…

LR : As-tu un mot préféré? (Frite et concupiscent ne sont pas acceptés !)

TD : Guitare, torse, narine, cornichon sont des mots qui vont très mal ensemble comme ne disaient pas les Beatles !

LR : Est-il impossible de voir un jour un ouvrage (roman, nouvelles, autobiographie…) écrit par Thomas Dutronc ?

TD : Peut-être un jour. Je suis un immense fan de Marcel Gotlib, très connu comme dessinateur mais moins comme auteur. Son autobiographie J’existe je me suis rencontré est fabuleuse de sensibilité, d’émotion, d’humour. Il existe aussi des recueils de ses différentes nouvelles ou préfaces. Je rêverais de m’essayer à ce style…

LR : Georges Brassens disait : « Sans travail, le génie n’est qu’une sale manie ».
As-tu une méthode de travail en ce qui concerne l’écriture de tes textes ?
(La sienne était d’écrire en battant du poing afin de marquer le rythme de sa chanson, conscient de l’essentialité de celui-ci pour qu’il reste dans les mémoires, et qu’il soit plaisant à écouter. La structure de versification était très rigoureuse et choisie également. Aussi, par l’importance portée à la sonorité, il optait pour des rimes profondes et répétitives.)

TD : Je n’ai pas encore de méthode immuable, mais ça viendra peut-être ! En tout cas je reviens énormément sur ce que j’écris, je jette des bases et les peaufine jusqu’à ce que le temps m’empêche de continuer ou jusqu’à que j’ai épuisé toute mon énergie. Parfois quand même j’arrête parce que je suis satisfait de mon travail ! Mais je suis quelqu’un d’indécis et « je ne suis pas toujours de mon avis » comme disait Jacno…

LR : Le Film de ta première tournée ainsi que le CD live sortiront le 26 octobre 2009 ; as-tu déjà des idées, des textes ou des musiques pour un futur album ?

TD : Je suis enfin en vacances pour quelque temps et on peut dire que je suis artistiquement en jachère en ce moment…

2ème album sorti le 3 octobre 2011, en tournée

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